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abstract
  • David Crespo analyse les territoires à travers le jeu. Un canal de communication entre l’artiste et la communauté destiné à découvrir les relations et les particularités et à en détecter les problématiques. Il est intéressé par l’action commune, en quête d’action, d’expériences et, surtout, de participation des citoyens. Pick-pang est une onomatopée qui allie le son de deux sports, le bèlit, jeu typique du quartier de Sant Narcís, et le ping-pong, présent à travers des tables abandonnées dans le quartier de Domeny. Résultat : une installation des jeux qui, selon lui, caractérisent ces deux quartiers de Gérone.
  • jeu, communication, communauté, problématiques sociales, installation, Sant Narcís, bèlit, Domeny, ping-pong.
  • David Crespo | Pick-pang, 2015

    Le point de départ de l’œuvre est le quartier de Sant Narcís de Gérone et son jeu le plus typique et identificateur, le bèlit. À partir de là, il analyse les particularités du jeu et du quartier en tant que territoire doté d’un caractère spécifique, différent de celui de la ville de Gérone. Par ailleurs, pendant qu’il pratique le running, il prête attention à un autre quartier éloigné du centre-ville : Domeny. Dans cet espace, avec le boom immobilier, plusieurs tables de ping-pong ont été abandonnées au milieu de nulle part. Sur base des caractéristiques des deux endroits et de leurs jeux, il crée l’onomatopée pick-pang, qui allie le son que produit une raquette de ping-pong lorsqu’elle frappe la balle, et le son d’un bèlit lorsqu’elle est frappée par une palette de bois. Sur la table de pick-pang, qui combine les deux disciplines, le spectateur trouvera différentes possibilités de jeu en changeant la position et la direction des tables, accompagné du son des échanges, correspondant à un dialogue capricieux, ironique et hasardeux, qui donnent l’impression qu’une partie répond à l’autre.

    Pick-pang, 2015

    Installation
    Tailles variables
    Table de ping-pong, bois, plastic et audio

    processus créatif

    interview
    biographie

    David Crespo

    León, 1984
    Habite et travaille à Madrid

    David Crespo analyse les endroits et territoires à travers l’une des formes d’expression les plus primitives : le jeu. Un canal de communication qui a des effets directs sur l’interaction sociale et finit par en déceler les relations et les particularités, à localiser les problématiques sociales et/ou politiques, les situations de crise et de vulnérabilité. En plus de découvrir les jeux, il souhaite y jouer en pénétrant dans le territoire afin de s’en imbiber, de se l’approprier. Plus que par ses règles et ses normes, par le fait de gagner ou de perdre, il est intéressé par le jeu en tant qu’activité commune, en tant que dialogue entre lui et la société, à la recherche d’action, d’expériences et, surtout, de la participation des citoyens.

    Ses œuvres, pleines d’ironie, de sarcasme et d’insouciance, recherchent le facteur humain du jeu, l’action libre, spontanée et désintéressée. Il s’agit souvent d’actions, d’installations ou de vidéos qui permettent de générer un esprit de communauté, où le public peut intervenir, toucher et jouer pour se fondre avec le jeu et avec l’œuvre.

    Licence en Beaux-arts à l’Université de Vigo (2008), mastère en Photographie à l’EFTI de Madrid (2009) et mastère Art, recherche et création de l’Université Complutense de Madrid (2011).

    Parmi ses expositions individuelles figurent notamment « Do Disturb », Matadero Madrid, MOMA PS1 et TATE Modern, au Palais de Tokyo de Paris (2015) ; « Katathlón », à la galerie Cero de Madrid (2015) ; « Fuera de Juego », à la galerie Addaya, Majorque (2013) ; « Biopsia de un chasco », dans la salle Alterarte d’Ourense (2013). Il a également participé à plusieurs expositions collectives comme « Status Alterado », au Goethe Institute de Barcelone (2015) ; « Solatge », au Centre d’art contemporain Bòlit de Gérone, (2015) ; « Paradís terrenal », à la galerie RDV, Nantes, France (2014) ; et « Convidados », au Centre d’art Dados Negros, Villanueva de los Infantes, Ciudad Real (2014), entre autres.

    Il a réalisé des séjours artistiques au Centre d’art contemporain Bòlit de Gérone (2014) ; au Musée de Pazo de Tor (séjour Art et nature), Lugo (2013) ; au centre Movic (Mobilité créative), La Rioja (2011); et au Centre d’art contemporain Addaya d’Alaró, Majorque (2011).