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abstract
  • Andrés Senra est un artiste multidisciplinaire qui réfléchit sur la construction de l’identité et sur l’individu face à la collectivité. L’identité, la mémoire et la temporalité reflètent l’esthétique et la conduite actuelles. Il revoit sa propre personnalité et se penche sur la manière dont elle se voit modifiée et altérée par le comportement de la communauté. Dans Amnèsia, il réfléchit sur la mémoire et sur le mode de construction de la relation avec l’identité et les souvenirs. Il est amené à se défaire de sa propre personnalité et à chercher refuge en se fondant dans l’architecture de la ville.
  • identité, mémoire, architecture, mimétisme, communauté, individu.
  • Andrés Senra | Amnèsia, 2014

    Si le projet initial de son séjour au Centre d’art contemporain Bòlit de Gérone consistait en une réflexion sur la mémoire, sur son mode de construction et de déconstruction, ses autres séjours l’ont poussé vers une réflexion poétique sur l’identité et sa relation avec la mémoire et les souvenirs. Une conversation avec une personne qui a perdu la mémoire à cause d’une infection liée au VIH contribue à ce que le corps passe au premier plan du processus créatif, qui établit une relation avec la mémoire et l’identité et se fondent dans leur environnement. Se défaisant de sa propre personnalité, il cherche refuge et se fond dans la ville.

    Amnèsia, 2014

    Vidéo HD

    8’48’’

    Exposition et processus créatif

    interview
    biographie

    Andrés Senra

    Rio de Janeiro, 1968
    Habite et travaille à Madrid

    Artiste multidisciplinaire qui réfléchit sur la construction de l’identité dans le monde contemporain en insistant sur la conscience de l’individu face à la collectivité. L’identité, la mémoire et la temporalité sont les concepts sur lesquels il se base pour refléter l’esthétique et la conduite actuelles. Il revoit la perception du moi, les caractéristiques individuelles et comment celles-ci se voient modifiées et altérées par le comportement de la communauté, plus conditionné socialement que subjectivement, ce qui entraîne la dévalorisation des choses et crée une nouvelle esthétique de la collectivité où les objets perdent leur sens et deviennent des produits de consommation.

    Son œuvre peut être divisée en deux grands blocs : une partie plus intimiste et métaphorique, mais pleine d’ironie, qui provoque des situations absurdes qui invitent à la réflexion ; et une partie plus revendicative où les politiques de genre, les dynamiques de pouvoir et les structures sociales ont un poids important. À noter que les sujets ne s’excluent pas les uns les autres et qu’il arrive souvent que les projets s’entremêlent et varient d’un endroit à l’autre, car aucune production n’est hermétique ni immutable.

    Grâce à ses études de photographie, vidéo, éclairage, dessin, arts scéniques, sculpture et vidage, ses œuvres évoluent dans une vaste éventail de disciplines, des performances aux vidéos, en passant par la photographie, le dessin, les installations, la peinture, la sculpture et les archives.

    Diplôme de troisième cycle en Histoire de l’Art à l’UNED (2005), licence en Philosophie à l’UNED (2015, en cours).

    Andrés Senra a exposé à la galerie Swinton and Grant, Madrid (2015) ; au Centre d’Art Torre de Ses Puntes, Manacor (2014) ; « Relaciones ortográficas en tiempos revueltos », Terrassa (2014) ; « SpIN Out », avec le groupe Storm and Drunk, Madrid (2014) ; « Fraud » , à la galerie Blanca Soto, Madrid (2014) ; « Paradís terrenal » à la Galerie RDV Nantes, France (2014) ; « Corrent continu », au Centre d’Art Contemporain Bòlit de Gérone (2014) ; « Metrópolis 30 años », à la Fondation Canal, Madrid (2014); « Historias de Madrid », a Matadero, Madrid (2014) ; Col·lecció Addaya, Centre d’art contemporain Addaya, Alaró (2014) ; « Kommune », à Matadero, Madrid (2013) ;  « Mínima resistència », au MNCARS, Madrid (2013) ; « Requiem für eine bank », au HMKV de Dortmund, Allemagne (2013) ; « Marke Spanien », à l’ECC de Berlin, Allemagne (2013) ; « Vox Populi », à l’Espace Trapezio, Madrid (2012) ; « Plaza solución », Madrid (2011), entre autres.

    Parmi les prix qu’il a reçu figurent le prix à la création d’art vidéo de la Fondation BBVA, Madrid (2015) ; la bourse MAEC-AECID du programme ART-EX, Madrid (2014) ; la bourse de l’Institut Goethe de Berlin, Allemagne (2014) ; l’aide à la création visuelle VEGAP, Madrid (2013) ; lauréat du projet d’art public BetArt, Palma de Majorque (2013).

    Il a réalisé des séjours artistiques au Centre d’art contemporain Bòlit de Gérone (2014), au MNCARS, Madrid (2014) ; au CRIR de Christiania, à Copenhague, Danemark (2013) et au Centre d’art contemporain Addaya, de Majorque, Espagne (2012).